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Appel à voter de Pierre Moscovici

28 | 31 octobre 2008

Chers camarades,

 Au cours des semaines passées, j’ai eu plaisir à venir à votre rencontre, aux quatre coins de la France, à débattre avec vous sur les grandes orientations soumises à vos suffrages, à échanger sur l’avenir de notre parti. Jeudi prochain, 6 novembre, vous êtes appelés à voter sur les motions, dans le cadre du 75ème Congrès de notre parti.

 Ce vote est essentiel. Il intervient alors que nous vivons une très grave crise financière et économique. Il intervient aussi à un moment paradoxal. Jamais nos idées n’ont été autant d’actualité et, pourtant, jamais nous n’avons autant peiné à nous faire entendre. D’un côté, notre conviction que la puissance publique doit prendre toute sa part dans la régulation du marché est reprise par tous, même par Nicolas Sarkozy qui en a fait le fil conducteur de ses derniers discours – mais pas de ses actes ! De l’autre côté, le Parti est encore trop souvent perçu comme un parti cacophonique, au sein duquel les décisions ne sont pas toujours respectées.

 Notre première responsabilité, en tant que militants, est de nous rendre aux urnes dans nos sections : seul un vote important donnera à nos orientations politiques et à nos propositions la légitimité incontestable dont elles ont besoin pour exister dans le débat public et pour peser sur le cours des choses.

Notre seconde responsabilité de militants, c’est de faire un choix clair. Chacun est libre de son appréciation, et le débat, quand il est bien conduit, est tout à l’honneur de notre parti. Pour ma part, je vous appelle avec force à voter pour la motion A, conduite par Bertrand Delanoë et que j’ai signée. C’est une motion cohérente par son engagement réformiste et européen. C’est une motion qui veut remettre le parti au travail : elle propose, sur ma suggestion, des conventions thématiques sur tous les grands sujets à trancher par les militants. Elle ne confond pas 2008 et 2012, puisqu’elle dissocie le choix du premier secrétaire et le choix de notre candidat à la présidentielle, qui interviendra en 2011 selon des modalités qui seront choisies par les militants. C’est une motion équilibrée, puisqu’elle comporte des camarades d’expérience en même temps que des hommes et des femmes de renouveau. C’est enfin la seule motion à vocation majoritaire qui respecte vraiment les militants, en leur indiquant dès aujourd’hui quel est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer le parti.

De votre vote dépend l’issue de notre congrès. Que la participation soit faible, et nos propositions seront affaiblies. Que les motions ne soient pas clairement départagées, et c’est à Reims, entre quelques  hommes d’appareil, que risque de se jouer l’essentiel, au détriment de la souveraineté des choix militants. Il est décisif qu’une motion structure la future majorité afin que le Congrès soit un Congrès de changement et non d’arrangements. A vous, par votre vote, de donner une orientation claire à notre parti. A nous, ensemble, de réussir le cycle politique qui s’ouvre avec les élections européennes de 2009, se poursuit avec les régionales de 2010 et les cantonales et sénatoriales de 2011, pour s’achever en 2012 avec les présidentielles et les législatives.

Dans tous ces combats qui se préparent dès aujourd’hui et dont le sort se joue d’abord à Reims, vous pouvez compter sur moi.

 Amitiés socialistes,

 Pierre Moscovici

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Continuons notre campagne pour la motion A

28 |

Cher-e camarade,

A moins d’une semaine du vote des militants sur les motions, je souhaitais te faire part de plusieurs initiatives et informations concernant notre campagne pour la motion A.
Tu trouveras aujourd’hui sur le site clarte-courage-creativite.com une tribune de soutien à la motion A, lancée par Jean Yves Le Drian, Michel Destot, Roland Ries, Pierre Cohen et une trentaine d’élus locaux de toute la France.

Tu y trouveras également l’intégralité de l’interview de Bertrand Delanoë à l’Express paru aujourd’hui.

  • D’autre part, Libération publiera demain 31 octobre une interview de Bertrand Delanoë, qui sera mise en ligne sur notre site.
  • Bertrand Delanoë sera également l’invité du “Blog politique” de François Bachy, diffusé sur LCI, vendredi à 18h40, 20h40 eet 22h10, samedi à 9h40 et dimanche à 10h35.
  • Enfin, Bertrand Delanoë continue d’aller à la rencontre des militants dans les fédérations, ce jeudi dans le Pas de Calais, à Boulogne-sur-Mer, ce week-end en Lorraine à Metz, et lundi 3 en Rhône Alpes, à Grenoble et à Villeurbanne.

Entretenons jusqu’au bout la mobilisation nécessaire à la victoire.

Amitiés socialistes,

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Réponse de B. Delanoë à N. Sarkozy sur l’emploi

28 | 28 octobre 2008
Réaction de B. Delanoë suite aux annonces de N. Sarkozy sur l’emploi

(communiqué de presse)

 

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures de soutien à l’emploi à l’occasion d’un déplacement dans les Ardennes. Réaction de Bertrand Delanoë.

Les annonces du Chef de l’Etat relatives au soutien à l’emploi m’inspirent les remarques suivantes :

- La relance des contrats aidés illustre la démarche incohérente de ce gouvernement. En effet, le budget de l’Etat pour 2009 avait programmé une baisse de 25% de ces contrats par rapport à ceux réalisés en 2008.

- De même, alors que 45 000 emplois avait été annoncé dans le cadre du « Plan banlieue » du gouvernement, ils semblent avoir disparu du dispositif gouvernemental, tel qu’évoqué aujourd’hui.

- En outre, le président de la République a dessiné une inquiétante dérégulation du droit du travail en mentionnant un « assouplissement » des contrats à durée déterminée (CDD), ce qui signifie davantage de précarité, notamment pour les jeunes salariés.

Comme d’habitude, le plan de financement détaillé de ces annonces demeure introuvable, sinon par un creusement de nos déficits, là où l’annulation du Paquet fiscal, la remise à plat des niches fiscales et la taxation des stocks options dégageraient des marges nouvelles.

Seule, une politique de fond en faveur de l’emploi pourra donner à notre pays les atouts indispensables face aux effets économiques et sociaux de la crise.

 

Cela implique notamment :

- d’investir massivement dans l’Innovation, la Recherche et les secteurs de la croissance écologique (bâtiments, transports propres, nouvelles énergies) ; cette action devrait même se concevoir à l’échelle européenne par un emprunt de 100 milliards d’euros concentré sur ces secteurs stratégiques ; 

- d’apporter un soutien ciblé aux PME, en particulier par une présence de l’Etat dans les conseils d’administration des banques qu’il finance, afin de s’assurer de l’affectation pertinente des 10 milliards d’euros dont elles bénéficient ;

 - de relancer le dialogue social, grand absent de l’actuelle politique gouvernementale, à l’heure où la désespérance sociale et la hausse prévisible du chômage exigeraient, au contraire, d’associer étroitement les représentants des salariés à la gestion de cette crise.te-courage-creativite.com

 

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Clarté dans les alliances

28 | 27 octobre 2008

 

 

 

Quelles alliances pour le PS ?

Premièrement, la priorité est que les Socialistes se dotent d’une ligne cohérente clarifiée. Chercher à négocier sans savoir où l’on va et ce à quoi on tient n’est jamais pertinent. Deuxièmement, il ne peut être aujourd’hui question d’une alliance avec un 

Modem qui se prétend ni à gauche ni à droite et qui a fait la preuve de son ambiguïté et de son opportunisme durant les dernières municipales. Au fond, l’ambition de François Bayrou est de se qualifier pour le 2e tour des élections présidentielles en 2012. Son parti n’a pas la moindre intention de s’allier stratégiquement avec la gauche qu’il concurrence. Si cela évoluait et que le MODEM s’inscrivait durablement au centre gauche, nouer un partenariat solide deviendrait envisageable.

Quant à

l’extrême-gauche, elle prospère dans la critique sans jamais obtenir de changements sociaux concrets. Ce sont toujours les réformistes qui ont permis d’acquérir de nouvelles libertés et de nouveaux droits sociaux. Prendre en compte la douleur et la colère des plus défavorisés est fondamental. Mais il ne sert à rien de courir derrière des appareils partisans qui refusent de construire avec le PS une coalition à vocation majoritaire.

www.clarte-courage-creativite.com

 

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Notre motion pour un Congrès de vérité, clarté, courage, …

28 |

 Faisons vivre notre motion au coeur de l’actualité

La crise majeure qui frappe le capitalisme financier conduit certains camarades à demander la suspension de notre congrès sous prétexte que toutes les motions soumises au débat seraient «à côté de la plaque ». La réponse de Francis Chouat, 1er vice-président du Conseil Général de l’Essonne.

Le débat est à peine engagé pour le congrès que, selon certains camarades, il faudrait déjà ouvrir « un débat dans le débat ». La crise majeure qui frappe le capitalisme financier – et qui va, malheureusement, propager son onde de choc sur la vie de nos concitoyens et de notre économie - devrait-elle amener les socialistes à suspendre leur congrès, comme je le lis ici ou là, sous prétexte que toutes les motions soumises au débat des socialistes sont «à côté de la plaque » ?

Je suis intimement persuadé que c’est précisément l’inverse qu’il faut faire. D’abord parce que la gravité de la situation rend d’autant plus urgent le besoin que nous réussissions un congrès de vérité, de clarté, de courage, de créativité, de crédibilité et de cohérence. Ce besoin, nous l’avons exprimé depuis le premier jour du processus du congrès. Nous sommes au pied du mur. Ne nous dérobons pas ! On ne peut pas regretter que le Parti socialiste soit insuffisamment audible et prôner d’attendre « que la situation soit plus claire ».

Ensuite parce que, pour notre part, nous avons construit notre motion  en pensant d’abord aux Français, au pays, à l’Europe et à la nécessité que les militants choisissent en toute liberté une orientation, une stratégie à gauche, un fonctionnement du parti, une majorité claire, une direction et un premier secrétaire, non pas en fonction de combinaisons et d’arrangements internes, mais au regard de nos responsabilités, aujourd’hui dans l’opposition et demain aux affaires du pays.

Et notre état d’esprit dans le débat dont tous les socialistes doivent se saisir n’est pas, comme l’a exprimé notre ami François Lamy au nom de la motion de Martine Aubry, Laurent Fabius, Jack Lang et Jean-Christophe Cambadélis, de « creuser les différences » entre les motions, au risque de caricaturer et de travestir le point de vue des autres, comme cela vient d’être malheureusement fait. C’est de rassembler le plus grand nombre, de créer les convergences sur le fond , loin des surenchères, pour que, dès l’issue du congrès, le Parti socialiste soit plus fort parce que plus clair et plus uni, qu’il soit en mesure de faire contre-poids à la droite, de défendre nos concitoyens et de travailler  à l’alternative pour 2012.

Oui, travailler ! Nous avons clairement indiqué dans notre motion que les trois années et demi qui nous sépareront de 2012 après Reims ne seront pas « de trop pour confronter nos choix au réel, pour mobiliser la gauche et les forces sociales, pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche » ( page 24 du cahier des motions). C’est bien pourquoi, d’ailleurs, notre motion est la seule à avoir proposé un vrai programme de travail ambitieux, comprenant en particulier des conventions thématiques décentralisées et tranchées par le vote militant, dont l’une des toutes premières portera sur « un nouveau modèle de développement pour une croissance durable, forte et solidaire » (page 26 du cahier des motions). Bien sûr, la violence et l’accélération de la crise font que nous ne pouvons pas attendre la fin du congrès pour réfléchir et proposer. Bertrand Delanoë et bien d’autres signataires de la motion se sont déjà exprimés. La direction du Parti, sous l’impulsion de François Hollande et de Michel Sapin a élaboré des propositions immédiates et de plus longue portée pour contrer la crise. Ce travail doit s’amplifier, au coeur de la préparation de notre congrès. Il montre d’ailleurs la pertinence et l’actualité de l’idéal social-démocrate.

Serions-nous donc sans boussole, sans cap, démunis, « à côté de la plaque », pendant que d’autres socialistes auraient tout compris, tout anticipé et auraient les solutions simples et pratiques, généralement protectionnistes, inflationnistes et bien peu européennes ? Si l’on veut un débat sincère, il suffit de relire attentivement la motion A, à l’aune du choc que nous vivons, pour mesurer que, sans apporter toutes les réponses concrètes, son orientation fondamentale, ses propositions innovantes et courageuses sont profondément adaptées à la situation.

Une situation - devons-nous vraiment le rappeler aux camarades qui préconisent d’attendre tant c’est évident ? - qui ne se résume pas, loin s’en faut, à la seule crise financière mais qui est d’abord pour les Français le résultat de la politique de la droite depuis 2002, qui n’a rien à voir avec la crise internationale et que Sarkozy veut accélérer en tirant prétexte de cette crise face à laquelle il a rendu la France très vulnérable.

J’invite donc chacune et chacun à un petit effort de lecture actualisée… Et pour faciliter le travail, je livre quelques exemples.

A côté de la plaque notre motion ?

Dès son introduction elle situe l’enjeu ainsi : « Il nous faut prendre la juste mesure du monde dans lequel nous vivons. La crise financière l’atteste avec assez de force : le capitalisme, à l’échelle mondiale, découvre à ses dépens ses propres tares. Notre modèle de développement est à repenser en profondeur. Même les administrations ou les gouvernements les moins enclins à imposer des limites aux excès du capitalisme l’ont compris : l’économie a besoin de régulations. Qui peut, mieux que les socialistes, les inventer et les porter ? La résurgence de certains nationalismes agressifs et la persistance du danger terroriste rendent ce monde plus dangereux et appellent l’instauration d’un nouvel ordre international. Et la préservation de notre environnement désigne de plus en plus une équation vitale. » (page 11)

Décalée ?

Voilà ce qu’elle affirme sur la nécessité de bâtir « un nouveau modèle de développement conciliant écologie, croissance et justice sociale » (page 13) : « Misant sur la dérégulation libérale des marchés, y compris celui du travail, elle a entraîné notre pays dans la spirale du moins-disant social et du recul des droits des salariés. Il faut en finir avec ces politiques aussi inefficaces que destructrices de la cohésion sociale. Nous voulons que le Parti socialiste soit l’instrument de l’invention d’un nouveau modèle de développement fondé sur une efficacité nouvelle au service de la justice sociale et de la préservation de notre environnement. »

Libre-échangiste ?

Allons à la page 14 : « Notre pays a donc le devoir d’investir massivement dans le capital humain. La nécessaire mutation de l’économie française doit s’articuler autour de l’innovation et de la recherche, mais aussi d’une amélioration sensible du niveau de formation de la population ». Puis : « Favoriser les grands projets industriels. Ils sont totalement absents des politiques de droite. Comme elle a su le faire dans le passé, la puissance publique doit aider à la mise en oeuvre, en partenariat avec le secteur privé, de grands projets industriels porteurs d’avenir ». Et encore : « Nous proposons également  la création d’un Fonds d’Etat adossé à la Caisse des Dépôts , qui aurait vocation à soutenir les PME innovantes mais aussi, de façon plus large, à intervenir en tant qu’instrument d’une politique industrielle. »

Poursuivons, page 15 : « Conditionner les aides aux entreprises, et particulièrement les exonérations de charges, à l’engagement et à l’aboutissement de négociations salariales. Nous proposons en outre la réduction de ces avantages pour les entreprises et les branches professionnelles dont les salaires minimums conventionnels restent inférieurs au SMIC. De même, nous prônons une action énergique sur les hautes rémunérations, avec en particulier, la limitation stricte des « parachutes dorés ». Et encore : « La gauche doit s’assigner pour tâche de bâtir un Etat social prévoyant, dynamique et anticipateur, qui s’appuie sur les partenaires sociaux pour créer les conditions d’une société de travail pour tous.

Bâtir cet État prévoyant constitue bien une frontière décisive entre la gauche et la droite. Car il faut réformer l’Etat non pour l’affaiblir mais pour le rendre plus efficace. »

Ajoutons que la motion A est la plus claire sur la question fiscale. Extraits : « quand l’accroissement de la charge de la dette absorbe plus de la moitié des recettes fiscales nouvelles, quand notre déficit continue de se creuser (2,7% en 2007, 2,9% prévu cette année, 3% en 2009), reportant sur les générations futures le financement d’une part croissante de nos dépenses courantes, chacun peut comprendre que la puissance publique rencontre des difficultés pour assumer ses missions.(…) L’outil fiscal devra être utilisé pour favoriser une relance puissante de l’investissement productif.(…) De façon générale, la fiscalité des revenus et du capital devra être revue pour favoriser l’initiative au détriment de la rente. (…) Il faudra rééquilibrer la taxation du capital et du travail en faisant porter la taxation du capital non seulement sur les revenus annuels mais aussi, une fois par génération, sur le patrimoine pris dans son ensemble dans le cadre de droits de successions progressifs. Le plafonnement voire la suppression des avantages liés aux niches fiscales qui représentent actuellement 73 milliards d’euros (contre 50 en 2003) devra également être recherché. » (pages 17 et 18) Et nous allons plus loin encore, page 18 : « pour relancer le pouvoir d’achat, notamment des plus démunis, et en fonction des marges de manoeuvres budgétaires, nous devrons envisager la baisse de la TVA sur de plus nombreux produits de première nécessité. La France vivant à crédit depuis des décennies, nous devrons appliquer à l’Etat et à la sécurité sociale le même principe de bonne gestion qui prévaut déjà pour les collectivités locales : l’emprunt ne doit servir qu’à financer les investissements. Et précisément notre pays souffre d’un grave déficit d’investissements. »

Enfin, pour ne pas être trop long, regardons attentivement la partie de la motion consacrée à l’Europe. 

Ce sont les pages 22 et 23 du cahier. Voici quelques extraits significatifs : « Nous avons besoin avec la gauche européenne, d’une Europe forte. Or, notre Europe est en crise. Cette crise est grave parce qu’elle provient d’un écart grandissant entre les citoyens et l’Union européenne.(…) Certes, l’Euro amortit le contrecoup des crises internationales : hausse du prix du pétrole, crises monétaires. Il nous évite des dévaluations, donc une dévalorisation du pouvoir d’achat pour les produits importés. L’Union monétaire est une protection, mais elle ne suffit pas car, contrairement à ce que prévoit le Traité d’Union Européenne, l’Union monétaire ne s’est pas accompagnée d’une Union économique.(…) Ne nous trompons donc pas de stratégie. Il ne faut pas affaiblir l’Union monétaire. Mais il faut, enfin, construire l’Union économique pour tirer vers le haut l’emploi, la croissance, la compétitivité, et dégager des marges de manoeuvre pour le progrès social.(…)

C’est la raison pour laquelle notre motion propose un véritable plan de travail pour les élections européennes de Juin 2009.

Extraits : « Nous voulons que le projet socialiste européen marque la volonté de protéger les Européens des crises mondiales, de les armer pour être forts dans la mondialisation et de peser pour un nouveau mode de développement durable à l’échelle de la planète.

A cette fin, nous proposons que, lors des prochaines élections au Parlement Européen en 2009, les socialistes européens se battent autour d’un socle programmatique commun comportant des propositions de mise en oeuvre d’instruments de régulation économique et environnementale au plan international, d’avancées significatives sur l’harmonisation fiscale et sociale de l’Union et de relance de projets concrets. »

Et parmi ces propositions : · « création d’un pôle de régulation mondiale des marchés financiers pour avancer, au plan européen, sur des réformes permettant de prévenir et de maîtriser les crises financières : réforme des agences de notation, obligation d’une information détaillée pour les épargnants sur les risques encourus, instauration d’un régime de responsabilité pour les acteurs du secteur financier, modification des normes comptables des entreprises, durcissement des dispositifs prudentiels des banques, contrôle et réglementation accrus des fonds spéculatifs, intensification du combat pour la transparence des actuels paradis fiscaux et contre l’argent sale qui finance tous les crimes internationaux, de la traite des êtres humains au trafic de drogue et au terrorisme ».(…), · « création d’un Conseil de sécurité économique, écologique et social mondial ou à défaut, extension des compétences du Conseil économique et social de l’ONU qui pourrait devenir un lieu d’harmonisation des grandes décisions en matière de régulation économique, de droit du travail et d’environnement »,(…) · « budget de l’Union Européenne porté à 1,5% du PIB des États membres »,(…) · « possibilité pour l’Union européenne d’emprunter pour financer les grandes infrastructures notamment, au-delà de l’action de la Banque européenne » d’investissement »,(…) · « protection des intérêts économiques fondamentaux de l’Union en se dotant des instruments juridiques nécessaires ».

Loin d’être parfaite, notre motion, si elle est majoritairement choisie par les militants, n’en constitue pas moins un point d’appui essentiel pour notre efficacité de gauche et pour agir.

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Bertand Delanoë ce soir 23/10 au 20h de TF1

28 | 23 octobre 2008
Nous vous rappelons que Bertrand Delanoë sera ce soir, jeudi 23 octobre, l’invité du 20h de TF1.

et depuis nous avons en ligne son interview :

cliquer sur le lien :  l’intervention de Bertrand Delanoë hier soir au journal de 20 heures de TF1

Par ailleurs :

  • Lionel Jospin sera l’invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1/Aujourd’hui en France, présenté par Jean-Pierre Elkabbach, dimanche 26 octobre à 10h
  • Bertrand Delanoë sera l’invité d’Anne-Sophie Lapix, dans l’émission Dimanche plus, dimanche 26 octobre à 12h50 sur Canal plus
  • Bertrand Delanoë sera l’invité du « 7/10 » de France Inter, mercredi 28 octobre à 8h20
    D’autre part, après son déplacement dans le Sud-Ouest, qui le conduira, d’aujourd’hui à dimanche, à Toulouse, Albi, Agen, Libourne et Bordeaux, Bertrand Delanoë participera, lundi 27 octobre à 19h, au théâtre Le Temple, 18 rue du Faubourg du Temple, Paris 11ème, à la grande réunion parisienne de soutien à la motion A.
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    Réunion publique à Aubervilliers le 28 octobre

    28 | 22 octobre 2008

    INVITATION MEETING

    BERTRAND DELANOE

    et PIERRE MOSCOVICI

    Lundi 28 Octobre à 19h30

    Aubervilliers

    Espace Fraternité

    10 - 12 rue de la Gare


    Faites circuler…

    Venez nombreuses et nombreux

     

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    Le vote d’unité et de respect des militants

    28 | 20 octobre 2008

    L’IMPORTANCE DU VOTE DU 6 NOVEMBRE

     

    Laurent Fabius, co-signataire de la motion D avec Martine Aubry, n’exclut pas, selon « le Nouvel Observateur » du 16 Octobre, que le congrès de Reims se joue « au second tour », car rien n’empêche, selon lui, « que les participants au congrès se déterminent au final sur deux nouveaux textes issus des débats le 16 Novembre ».

     

    Dit plus clairement, cela signifie que Laurent Fabius cherche, avant même le vote des militants le 6 Novembre, à le contourner pour privilégier dans leur dos des combinaisons et des alliances qui ne reflèteraient plus le choix qu’ils auront fait.

     

    Car il n’y a pas « 2 tours » dans la vie démocratique des socialistes, le premier avec tous les militants et le second, qui pourrait le défaire, avec les seuls congressistes. Cela a existé hier, avant Epinay, du temps de la SFIO.

     

    Au congrès, c’est le rassemblement qu’il faut rechercher, sans trahir le vote militant. Un rassemblement cohérent, sur une orientation, une stratégie, une conception du Parti, qui dégagera une majorité pour une direction et un  Premier secrétaire forts et légitimes.

     

    Il ne dépend que d’une seule chose : de la force et de la clarté du vote des socialistes le 6 Novembre. C’est lui et lui seul qui déterminera la qualité et la dignité du Congrès de Reims.

     

    Que les militants décident de donner suffisamment de force à une des motions pour structurer le rassemblement et le meilleur du Parti socialiste pourra à nouveau s’exprimer pendant 3 ans. C’est pour cela que nous devons convaincre sans relâche d’ici le 6 Novembre que la motion A est le meilleur atout pour constituer ce pôle central.

     

    A l’inverse, si le 6 Novembre, c’est l’émiettement qui l’emporte – et à l’évidence c’est ce que souhaite Laurent Fabius au nom de la motion de Martine Aubry – et alors « demain sera comme avant » ! Le congrès sera celui des arrangements et non celui du changement. Le désordre et l’immobilisme l’emporteront. La cacophonie et le bal des égos repartiront de plus belle. La direction nationale construite dans la tactique se disloquera au premier obstacle.

     

    La réussite du congrès de Reims et l’avenir du Parti socialiste se jouent bien le 6 Novembre et pas un autre jour.

     

    C’est ce jour là qu’il s’agit de choisir une orientation et pas une combinaison.

     

    Le vote massif, net, en faveur de la motion A est bien le seul à pouvoir exprimer un vote d’unité dans la clarté pour un congrès utile et un vrai renouvellement fondé sur l’efficacité au service des Français.

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    Contribution thématique - économie sociale

    28 |

    Contribution thématique - économie sociale

     

    Contribution thématique présentée par les signataires suivants de la motion A :

    Corinne Bord (DN, 93) ; Harlem Désir, député européen (93) ; Marie-Arlette Carlotti, députée européenne (13) ; Françoise Lestien (44) ; Yann Lasnier (28)

     

    « Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché » et prennent acte de l’existence « du tiers secteur social et solidaire » lit-on article 6 de la déclaration de principes.

    Enfin pourrait-on dire !

    Le parti socialiste semble se libérer de sa vision duale où l’économie serait partagée entre le tout Etat et le marché. Déjà nombre de socialistes, élus locaux, militants, coopérateurs, mutualistes et associatifs animent au quotidien des réseaux économiques, sociaux et solidaires relevant de ce secteur économique à part entière.

    De même, depuis plusieurs années, plusieurs congrès, les acteurs de l’économie sociale se mobilisent pour promouvoir ce secteur et obtenir une réelle reconnaissance. Des contributions ont été déposées à chaque congrès en ce sens.

    Aujourd’hui avec la déclaration de principe un pas est franchi. Mais le plus important reste encore à faire. Il ne suffit pas d’acter les choses, le plus délicat est toujours la mise en œuvre et notamment la prise en compte de ces éléments dans la définition des politiques économiques socialistes.

    Car il s’agit bien de sortir d’une vision compassionnelle et charitable de l’économie sociale, qui ne s’adresserait qu’aux publics les plus vulnérables, aux publics marginaux. Cette vision nous, militants socialistes, acteurs de l’économie sociale, nous la réfutons.

    L’économie sociale n’est pas une réponse inespérée au désengagement de l’Etat et plus globalement de la puissance publique. Si les services qu’elle propose, qu’elle promeut sont à l’évidence guidés par une réelle utilité sociale, ils n’en sont pas « des services minimums » pour les plus pauvres. La mixité sociale, le refus de toute relégation, de toute ségrégation est au cœur du projet solidaire et de l’intérêt général porté par ces structures.

    Ces services proposés ne sont et ne peuvent être une réponse caritative à une société qui abandonne tous les jours de nouveaux citoyens sur le bord du chemin. L’économie sociale ne peut être une politique palliative au manque de cohésion nationale, à la politique clientéliste et de confrontations sociales telle que le gouvernement la mène.

    Enfin pour les plus dubitatifs, l’économie sociale n’est pas un phénomène marginal réduit au micro-crédit, à la consommation citoyenne ou encore à l’entraide interpersonnelle. C’est une réalité de l’activité économique et sociale en France et en Europe qui impose une réelle prise en considération dans la réflexion socialiste.

    Au-delà de ces affirmations, nous souhaitons dessiner ce pourraient être les chantiers nécessaires à investir pour le projet socialiste. Affirmer nos valeurs, investir dans la réflexion pour élaborer des propositions avec les acteurs de ce secteur, telle est la méthode que nous proposons.

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    Notre Congrès et la crise

    28 | 18 octobre 2008

    Analyse de la crise

    •         La crise qui se poursuit, et qui désormais traduit la perte de confiance de tous les acteurs de l’économie, malgré les ripostes coordonnées des banques centrales, balaie tout sur son passage.

    •         De crise financière, elle est déjà crise économique et elle sera de plus en plus crise sociale du fait de l’imprévoyance du couple Sarkozy-Fillon.

    •         Elle bouscule le dogme néo-libéral qui dominait depuis plus de vingt ans laissant les marchés sans régulation efficace.

    •         Elle ébranle les fondements du système financier. Elle attaque l’économie réelle.

    •         Elle contraint les gouvernements à bouger : il faut souligner la différence entre les mesures préconisées, d’une part, par Sarkozy des milliards sans contrepartie pour un « G4 » avorté, et d’autre part, celles qui furent adoptées sous l’impulsion de  Gordon Brown Travailliste et Peer Steinbrück SPD : les garanties des flux interbancaires (pour assurer la liquidité qui permettra de continuer à assurer les besoins immédiats de trésorerie des entreprises notamment les PME) et les entrées au capital des banques pour surveiller, orienter l’action coordonnée et récupérer l’argent des contribuables.

    •         Elle conduit les socialistes à refuser l’unité nationale

    –        comment consentir à une politique aussi imprévoyante, brouillonne, injuste, inefficace que celle de Nicolas Sarkozy ? nous lui devons l’entrée avant tout le monde dans la crise sociale avec 41300 chômeurs de plus dès le mois d’août !

    –        mais à faire preuve de responsabilité, en accompagnant les mesures prises pour sauver les banques, rassurer les déposants, financer les PME, en faisant des propositions pour une relance dès que possible (attention au déficit du commerce extérieur en fort décalage avec nos partenaires européens : Allemagne excédentaire et France fortement déficitaire avec le même euro !).

    Que devient, dans ce contexte, notre Congrès ?

    Il se prépare, les argumentaires s’élaborent, de premières réunions se montent, et tout cela va s’accélérer. Reconnaissons toutefois que nous ne pouvons pas faire ce Congrès comme si de rien n’était, comme si la situation était banale.

     

    La crise affecte le Congrès de trois façons, au moins.

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